LES TRANSCRIPTIONS D’HILDEGARDE VON BIGEN PAR OLIVIER FOURÉS

Extrait d’une des Visions de Hildegarde von Bingen transcrite par Olivier Fourés pour la 6e édition de Musique aux 4 horizons. Ensemble Musique aux 4 horizons 2018 à la Basilique Saint Pierre de Luxeuil le lundi 6 août 2018.

LA FILATURE DE RONCHAMP : UN LIEU IDEAL POUR LA CONFERENCE ARCHITECTURE ET MUSIQUE

Innovation de Musique aux 4 Horizons : la conférence architecture et musique a eu lieu cette année à la Filature de Ronchamp. Bruno Tonfoni, l’architecte qui a réalisé la métamorphose de cette ancienne usine textile en lieu d’activités économiques et culturelles, a expliqué les principes de cette architecture industrielle. L’ architecte JJ Virot a, lui, décrypté les formes et le rôle de la lumière pour la chapelle Le Corbusier. L’ ensemble Musique aux 4 horizons, dirigé par Marianne Piketty, a interprété plusieurs pièces de son répertoire 2018. L’association Les 4 Horizons a proposé au Franc Brasseur de Ronchamp et à l’association Saveurs des Vosges Comtoises de faire déguster leurs produits locaux.

FABIEN TOUCHARD À RONCHAMP : CREATION DE SON CONCERTO POUR VIOLON «… THEN THE NIGHT SHALL BREAK »

Le compositeur Fabien Touchard a écrit « …then the night shall break », un concerto pour violon et orchestre à cordes pour Musique aux 4 horizons 2018. Comme à chaque édition de M4H, le compositeur participe aux répétitions de son oeuvre et donne des clés d’écoute au public. La création de ce concerto a été jouée le samedi 4 août 2018 à la chapelle de Ronchamp

LES FRANCAS À RONCHAMP : « UN VIOLON POUR NOËL ! »

Le festival Musique aux 4 horizons a proposé aux enfants des Francas de Pancher-bas (70) de venir découvrir la chapelle de Ronchamp. L’ occasion aussi de faire connaissance avec l’orchestre de chambre de Musique aux 4 horizons.

Musique aux 4 horizons, une vision fraternelle de l’art

Les mots manquent pour décrire ce que vivent musiciens et bénévoles sur la colline de Ronchamp. Musique aux 4 horizons n’est pas uniquement un festival. C’est bien plus que «des représentations artistiques se déroulant périodiquement dans un endroit donné».

C’est surtout un espace de rencontres fraternelles enrichies par la musique, l’architecture et la spiritualité.

Un espace terrestre : celui de la colline de Ronchamp. Un «lieu de silence, de prière, de paix, de joie intérieure» écrivait Le Corbusier.

Vivre ici pendant dix jours, monter à la chapelle, descendre vers la Porterie, aller au monastère .. Tous ces pas murissent notre action. Nous sommes imprégnés du calme et de la beauté du lieu. Nous avons la chance inouïe d’habiter cette colline que des visiteurs du monde entier viennent voir quelques heures !

Un espace temporel : celui des échanges humains. Pour Soeur Brigitte, l’abbesse du monastère des clarisses, deux poumons donnent leur souffle à la colline, l’un est culturel, l’autre est spirituel.

Dés leur arrivée, les musiciens sont accueillis par Jean-Jacques Virot. Cet architecte est le président de l’association AONDH, propriétaire du site. Il tient à ce que chaque visiteur se sente chez lui lors de son passage sur la colline. Avec finesse et pédagogie, Jean-Jacques Virot donne les clés visuelles aux jeunes musiciens pour qu’ils saisissent les intentions de Le Corbusier, Jean Prouvé et Renzo Piano. Plus tard dans la semaine, Jean-Jacques Virot offrira aux visiteurs une conférence éclairante : l’architecte transmet les intentions profondes de Le Corbusier lors de la création de son chef d’oeuvre. Connaître l’histoire de la colline ne peut qu’inspirer les musiciens lorsqu’ils auront à interpréter les oeuvres choisies par Marianne Piketty.

Les artistes sont logés au monastère. Pendant dix jours, leur vie quotidienne est dédiée à la musique et aux rencontres. Les clarisses ne cherchent pas à convertir les visiteurs. Elles sont à leur écoute et les accueillent avec bienveillance. Elles vivent leur foi sans l’imposer. Toujours prêtes à sourire et à rire, leur joie de vivre est contagieuse.

Nous avons instauré un rendez-vous entre l’abbesse et les jeunes musiciens. Un temps d’échanges, d’écoute sur des thèmes d’actualités ou de spiritualité.

Profane et religieux se découvrent mutuellement. Autre signe particulier de Musique aux 4 horizons : les jeunes musiciens, peuvent, si ils le désirent, participer à l’animation de la messe dominicale à la chapelle. C’est surprenant comme ils apprécient de jouer des musiques toutes simples, juste pour le plaisir d’être ensemble !

C’est à tout cela que rêvaient Marie-Christine et Paul Vincent lorsqu’ils ont eu l’idée lumineuse de donner un écrin à l’envie de se perfectionner de jeunes interprètes auprès d’une pédagogue de renom, Marianne Piketty. Un rêve devenu poème sous la plume de soeur Marie-Claire :

M4H : un mot magique
qui évoque depuis plusieurs années
une collaboration inédite
entre architectes, clarisses, musiciens
et autres amis aux diverses spécialités,
pour unir chaque année
dans un acte créateur
musique, architecture et spiritualité.

Au fil des ans, cette ambition de faire vivre les deux poumons de colline se déploie comme  une partition humaine. Une fois partis de la colline, musiciens et bénévoles transmettent à leur tour cette petite étincelle créatrice qui transperce les nuits étoilées de Ronchamp.

Transmettre, une seconde nature pour Marianne Piketty

D’emblée, vous êtes saisis par son énergie. Lorsque Marianne Piketty commence à jouer sur son violon vénitien daté de 1685, c’est un pétillement !

Le sourire naturel, l’arcade sourcilière en éveil, les émotions de la musicienne transparaissent sur son visage. Elles s’épanouissent aussi bien lors des répétitions que des concerts. Une joie communicative servie par une technique de haut vol. Lorsque Marie-Christine et Paul Vincent l’ont écoutée pour la première fois en concert dans le Sud de la France, ce fût un vrai choc et c’est ce qui leur a donné envie de créer Musique aux 4 Horizons.

C’est tout cela que la concertiste veut transmettre aux jeunes musiciens qui viennent en résidence sur la colline de Ronchamp pendant la semaine de Musique aux 4 horizons. Ici, tout est bon pour améliorer sa technique et son expression. Les musiciens passent non seulement d’un répertoire à l’autre ( baroque, romantique, contemporain..) mais ils jonglent aussi avec les formations (orchestre ou musique de chambre, soliste lors de concertos). Autre forme d’apprentissage, parvenir à apprivoiser des acoustiques aussi complexes que celles de l’oratoire des clarisses ou de la chapelle Notre Dame-du-haut de Le Corbusier.

Résider au monastère avec les jeunes instrumentistes sur la colline de Ronchamp est une des clés du succès de Musique aux 4 horizons. La sérénité du lieu, l’accueil bienveillant des clarisses, favorisent cette transmission.

Marianne Piketty  prodigue ses dons de pédagogue toute l’année auprès de ses élèves du Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon. Elle donne également de nombreuses master classes en Europe et en Asie. Et c’est toujours cette envie de transmettre qui l’a incité à créer en 2013 le Concert Idéal. Marianne Piketty a réuni autour d’elle des jeunes artistes européens pour «explorer la musique sous toutes ses coutures, au travers du temps et de l’espace mais aussi de ses relations avec la littérature, le théâtre et la danse». Certains de ces jeunes ont participé à des éditions de Musique aux 4 horizons.

Une quête de bonheur artistique qui se concrétise sur la colline de Ronchamp, au CNSM ou sur les scènes de théâtre. « Ces rencontres avec les musiciens de demain me sont particulièrement chères. Elles offrent un espace de liberté, d’échanges et d’émulation, qui ouvre la voie à une grande créativité dans l’interprétation, qui fait apparaître le bonheur inhérent à tout projet en commun. » La générosité de Marianne Piketty vient de l’intérieur : un trésor offert aux jeunes artistes.

Bruno Helstroffer : du baroque au contemporain

«C’est le théorbe qui m’a choisi !» Bruno Helstroffer répond par une pirouette lorsqu’on lui demande pourquoi il joue de cet instrument si intrigant . Avec son théorbe, Bruno Helstroffer jette des navettes entre les fils des univers musicaux. Il tisse des liens entre compositions baroques et musiques actuelles. «A la frontière des styles musicaux, il marque ainsi sa volonté de marier habilement ses multiples expériences et propose une communication entre genres et artistes d’horizons différents.»

Les spectateurs des concerts de l’oratoire des clarisses et du prieuré de Marast de cette 5e édition de Musique aux 4 horizons ont ainsi pu découvrir sa création pour instruments à cordes. I Quattro Venti est un envoutement musical aussi rythmé que mélodieux. Comme vous pouvez l’écouter au cours de cet entretien, l’inspiration d’un compositeur tient à des petits riens du quotidien. Une émotion, une image …

Et la musique surgit sur la colline de Ronchamp

Le festival Musique aux 4 Horizons enchante la colline de Ronchamp en Haute-Saône ! Les visiteurs peuvent assister aux répétitions des jeunes artistes accompagnés par la violoniste Marianne Piketty. Voici le témoignage d’Iris Guemy, violoncelliste, et de Marina Capstick, alto, qui participent pour la première fois à M4H :

Les visiteurs de la chapelle signée Le Corbusier et du monastère dessinée par Renzo Piano viennent des quatre coins du monde. Ils ne s’attendent pas à une telle aubaine ! Musique, architecture et spiritualité rythment la vie de la colline tout au long de cette première semaine d’août. Certains décident de revenir le soir aux concerts ou au parcours musical et poétique. Quant aux Haut-Saonois, quelques-uns viennent tout spécialement sur la colline suivre ces répétitions. Une sacrée clé d’écoute avant d’assister aux concerts. Cette année, Marianne Piketty, la directrice artistique de M4H, a demandé à Bruno Helstroffer, Benoit Menut et Alessio Pianelli de composer pour cette 5e édition. Présents sur la colline, c’est passionnant de les écouter travailler avec les musiciens !

Les compositeurs M4H 2017

Le festival musique aux 4 Horizons enchante la colline de Ronchamp en Haute-Saône ! Toute la semaine, les visiteurs ont assisté aux répétitions des jeunes artistes accompagnés par la violoniste Marianne Piketty. Cette année, la directrice artistique du festival a demandé à Bruno HelstrofferBenoit Menut  et Alessio Pianelli de composer des créations pour le festival. Présents sur la colline, c’est passionnant de les écouter travailler avec les musiciens !

Voici les photos prises lors des répétitions de O Vis æternitatis (O Puissance de l’éternité), la création de Benoit Menut, commande de Musique aux 4 horizons.  

Le théorbiste Bruno Helstroffer a lui créé pour le festival une oeuvre pour cordes et Théorbe : I Quattro Venti, interprétée pour la première fois lors du concert à l’oratoire du monastère Sainte-Claire

Maâ : Création de Benjamin Attahir pour M4H 2016

Pour cette 4ème édition, Musique aux 4 Horizons a commandé un concerto pour violon et contrebasse à Benjamin Attahir, l’un des plus brillants compositeurs français de sa génération, lauréat de nombreux concours internationaux. Ce concerto, dédié à la violoniste Marianne Piketty et à la contrebassiste Lorraine Campet, a été l’un des temps fort de l’été 2016.

Né en 1989, Benjamin Attahir est un musicien protéiforme : compositeur, violoniste et chef d’orchestre. De 2009 à 2013, il étudie au Conservatoire de Paris tout en bénéficiant des conseils de P. Boulez.
Il est lauréat de nombreux concours et distinctions : Bloomington, SACEM, UNESCO, Académie des Beaux-Arts.  Sa musique est jouée en Europe, aux USA et en Asie par des orchestres et ensembles prestigieux. Il collabore avec des artistes de renommée internationale : D. Barenboim, T. Sokhiev, H.S. Kang, C. Delangle, G. Laurenceau, ainsi que des troupes telles que la Comédie Française, le Théâtre Liyuan-Quanzhou. Il est régulièrement l’invité de festivals (Lucerne, Utrecht, Aix en Provence…).
Auteur de deux opéras dont il dirige les premières en 2012 et 2015, le domaine scénique est la colonne vertébrale de son écriture musicale puisant son inspiration à mi-chemin entre Orient et Occident.
Benjamin Attahir est pensionnaire à la Villa Médicis pour l’année 2016-2017. Ses œuvres sont éditées aux éditions Durand-Salabert (Universal Music Publishing)

Nouveauté 2016 : Le Parcours poétique et musical de Musique aux 4 Horizons

Un des piliers de Musique aux 4 Horizons est le respect de la spiritualité de la colline Notre-Dame du Haut. Le parcours poétique et musical de l’édition 2016 a été imaginé à partir des poèmes de sœur Marie-Claire. De 2006 à 2014, cette sœur clarisse a raconté l’épopée de sa communauté.

Les religieuses ont quitté leur havre de paix de Besançon pour créer une fraternité internationale au pied de la chapelle Notre-Dame du Haut de Le Corbusier. Un risque pour la vie.
L’attente, la confiance, l’inquiétude, la colère, la joie … Les Clarisses ont vécu toutes ces émotions au fil des ans.

C’est ce quotidien qui a été mis en poèmes. Ces pépites, interprétées par Pascal Froment, nous ouvrent les portes du monde intérieur d’une clarisse.
Tout au long de ce parcours sur la colline, les jeunes interprètes de Musique aux 4 Horizons offrent aux visiteurs d’intenses moments de sérénité et de joie à l’image de ce « lieu de silence, de prière, de paix, de joie intérieure » voulu par Le Corbusier.

 

Poème de Soeur Marie-Claire

Nous croyons sans savoir ni comprendre
la page qui s’écrit de notre histoire sainte.
Nous croyons
que l’utopie est créatrice,
que le rêve engendre la réalité.
Nous croyons
qu’en tes mains, Jésus,
cinq pains d’orge et deux poissons nourrissent des milliers.
Nous croyons
en cette dialectique éprouvante :
attachement, détachement qui nous rend souples à ton dessein.
Nous croyons,
quand on a touché le fond,
que ton silence engendre la paix profonde.
Nous croyons en Toi,
DIEU qui es, qui était et qui viens.

Extrait de Nous croyons. 29 janvier 2006

 

Vivre à l’abri du pèlerin, c’est connaître à nouveau l’enchantement du monde :
Les larges tapis verts aux pentes douces,
le soleil levant jailli de l’horizon
et baignant peu à peu de sa lumière
la colline toute entière, le village endormi.
La chapelle s’illumine
à l’extérieur en sa blancheur
à l’intérieur en rais lumineux
et Marie se révèle, éblouissante,
femme vêtue de soleil, accueillante à tous ses enfants.
Silence et beauté se donnent la main
dans la douceur automnale.
Les arbres majestueux et dorés
participent à la symphonie du paysage immense.

Extrait de Vivre à l’abri du pèlerin.

 

Nous avons fait le pas, le pas décisif
qui amorce la suite…
Nous l’avons fait sans d’autre garantie
que celle d’une parole que nous croyons crédible,
une parole, semble-t-il,
perçant les brumes de l’avenir.
Par la foi nous osons commencer les travaux :
Terrassement de la colline qui prête ses flancs
à la nouvelle création.
Banques, finance, économie sont ballottées par la tempête
qui met en crise la planète.
Tout homme est mis à nu dans ses ressorts profonds :
Soif de domination ?
Avoir et possession ?
Volonté de servir ?
Mise en priorité de l’être ou du paraître ?
Nul n’échappe au scalpel !
Mais pour nous, pas question de baisser les bras :
Il faut tenir la barre
et aller, malgré tout, de l’avant.

Extrait de Nous avons fait le pas. 2-4 octobre 2008

 

Entrer dans le mystère, dans la pénombre
qui reçoit la lumière d’en-haut…
Entrer dans la nudité du tombeau
pour y célébrer la Pâque, l’humble victoire du Ressuscité.
Comme les femmes dans le silence
ont entendu prononcer leur nom au matin de Pâques,
comme la voix dans cet espace
s’amplifie, se dilate et fait résonner la Parole de vie,
nous pouvons être seules :
nous sommes multitude, car ce lieu d’intériorité
à nul autre pareil est porteur de présences,
est habité de la Présence.
Y célébrer l’eucharistie au soleil levant,
chanter la louange au soleil couchant
fait oublier le froid, fait tomber les barrières,
détendre l’être tout entier qui n’a plus qu’à être là,
doucement, fortement, intensément.

C’est ainsi que nous devenons pierres vivantes
dans l’invisible de l’Esprit,
bien avant que n’apparaissent
les murs de notre future demeure
depuis si longtemps attendue.
Dieu se souvient, se souviendra
de notre acte de foi qui épouse secrètement
son désir d’Alliance dont le signe est son arc-en-ciel.
La brume peut tout embuer, la pluie peut tout détremper,
il peut y avoir encore trop de bâtons dans les roues :
La vigie regarde loin…
L’architecte reprend la main…
Peut-être enfin verrons-nous la fin du tunnel !
Marie veille dans sa grotte
et nous enfante longuement.

Extrait de Entrer dans le mystère. 11 novembre 2009.

 

Notre marche en carême ne nous épargne pas.
Partout le peuple souffre :
Tremblements de terre, tempête, inondations,
fermetures d’usines, espoirs en ruine..
Si les hommes, ici, travaillent
dans l’espérance, sur le chantier,
si la grue s’active sous nos yeux,
les décideurs financiers, les conseillers économiques,
si loin de notre réel, doutent encore de notre avenir.
Ils se laissent tellement noyer dans de sombres fantasmes
qu’ils ne perçoivent plus les éclats de lumière
qui pourtant ne manquent pas !
Tous ces revirements, telles girouettes au vent,
tous ces blocages incohérents, ces conflits stériles
sont à la longue épuisants.
Il faut s’accrocher dur, dans la foi nue
au Dieu vivant, sachant que Lui du moins
ne trahit jamais sa Parole,ne laisse tomber à terre
aucun de ses moineaux,
sachant qu’Il veut toujours susciter des relèvements,
de nouvelles solidarités entre les humains.

Extrait de Ciel d’orages. 5-15 mars 2010

 

Un ciel noir constellé d’étoiles
si proches, si brillantes !
Un ciel comme on ne l’avait jamais vu auparavant.
Ciel d’Abraham et ciel de Claire,
ciel de Ronchamp tout simplement
offert à profusion dans le silence de la nuit
Ciel offert en harmonie avec la ville au loin,
ses lumières qui s’étirent et scintillent, elles aussi.
Ce ciel vaut bien à lui seul tous les cadeaux de la terre !
La lune apparaîtra demain pour compléter ce tableau
que l’on contemple, émerveillées.
Demain pourra apporter son lot de soucis,
rien ne peut faire oublier ce voyage dans l’espace
aux dimensions abyssales.
Nous sommes bien poussière, mais poussière d’étoiles.
Tout est nu, dépouillé, en ce carême hivernal,
mais la sève circule et pousse des bourgeons
encore minuscules qui suffisent pourtant
à faire lever la tête,à redonner coeur, à redonner joie
dans le dédale des labyrinthes où nous cheminons,
un pas après l’autre, dépossédés mais confiants
dans le grand amour du Père qui prend soin de ses enfants.
Qui sont Le Corbusier et Renzo Piano
au sein de cette immensité ?
Deux hommes qui ont perçu une part infime
des harmoniques de l’univers
et qui, de tout leur talent, ont joué leur partition
d’architectes audacieux, épurés.
Bienheureuses sommes-nous
de vivre en leur sillage, leur sillage de beauté.

Extrait de Poussière d’étoiles. 29 février 2012.

Le reportage de France 3 Franche-Comté


Ronchamp : dernières répétitions des 4 horizons

Laurent Ducrozet, Jean-Stéphane Maurice, Thomas Hardy et Alexandre Baudrand ont réalisé ce reportage tourné dans la matinée du 2 août à l’oratoire de la colline.  L’équipe a choisi de suivre une des répétitions de l’œuvre contemporaine « La saison éternelle » de Samuel Strouk. En 2 minutes, l’équipe de France 3 Franche-Comté a saisi tout l’intérêt pour le compositeur et les interprètes de pouvoir répéter ensemble. Le soir, le concert a été donné devant environ 140 spectateurs en la cathédrale de Besançon et « La Saison éternelle » de Samuel Strouk sera rejouée samedi soir à 18h30 à la chapelle Notre-Dame du haut de Ronchamp.

Extraits du concerto “D’ombre et de lumière“ de Tomas Bordalejo

Il compose pour M4H le concerto “ D’ombres et de lumières“ qui sera crée le vendredi 7 août 2015 à la chapelle Notre-Dame du Haut.

Thomas Bordalejo est né en 1983 à Buenos-Aires, il apprend la guitare tout d’abord en autodidacte puis étudie le jazz à l’Institut Technologique de Musiques Contemporaines de sa ville natale où il obtient un diplôme de Guitariste. A 22 ans, il gagne l’Europe pour suivre des études musicales plus approfondies qui l’amèneront notamment au Conservatoire de Gennevilliers, où il étudie successivement la guitare classique, l’analyse musicale, la
formation musicale, l’orchestration, la composition, l’improvisation et la musique de chambre. Sa rencontre avec le compositeur Bernard Cavanna, qui l’encourage beaucoup, fut déterminante. Il suivra sous sa direction le stage de composition à l’Académie de Villecroze.

Extrait 1

Extrait 2

Le film « D’ombre et de lumière » : Une journée du festival Musique aux 4 Horizons, été 2015.